Electromagnetic security for information systems - statistical assessment of couplings in reverberant environments
Publié le mardi 30 juin 2020
Thèse soutenue par Valentin Houchouas, du laboratoire de la sécurité des technologies sans fil de l’ANSSI, le 30 juin 2020.
Jury :
- Hélène Roussel (présidente)
- Françoise Paladian (rapporteuse)
- Alain Reineix (rapporteur)
- Philippe Besnier (examinateur)
- Lionel Pichon (examinateur)
- Emmanuel Cottais (examinateur)
- José Lopes Esteves (examinateur)
Encadrement :
- Marc Hélier (directeur de thèse)
- Muriel Darces (co-encadrante)
- Emmanuel Cottais (co-encadrant)
- José Lopes Esteves (co-encadrant)
Résumé en français :
La sécurité électromagnétique (SECEM) peut être considérée comme la réunion de la compatibilité électromagnétique et de la sécurité des systèmes d'information. L'étude de la SECEM des équipements électroniques amène à considérer les couplages électromagnétiques entre ceux-ci. Or, ces couplages peuvent être maximisés dans les environnements électromagnétiques réverbérants, tels que les châssis d'équipements électroniques. Dès lors, il est pertinent de vouloir caractériser les couplages au sein de ces châssis.
Cette caractérisation n'est pas aisée car les conditions aux limites à l'intérieur de ces équipements peuvent ne pas être connues ou varier dans le temps. Il paraît alors pertinent de vouloir considérer les conditions aux limites du système à étudier comme étant aléatoires. Des statistiques sur les tensions ou les courants couplés seront alors obtenues. Dans ce travail, trois modèles ont été définis pour analyser statistiquement les couplages dans un châssis d'ordinateur. Le premier, une maquette physique, sert de référence pour les deux autres, à des fins de comparaisons. Le second est un modèle numérique. Il a permis de déterminer le couplage entre une ouverture et des lignes de transmission avec une incertitude non négligeable mais connue. Cette connaissance permet de définir des marges de sécurité afin de garantir la sécurité de l'information. Enfin, le troisième est un modèle de circuit qui suppose que les modes sont aléatoires. Fondé sur la théorie des matrices aléatoires, il a permis de déterminer rapidement des couplages entre des cartes électroniques. Toutefois, son application requiert la détermination de plusieurs grandeurs, dont l'estimation peut ne pas être triviale.