L’ANSSI accompagne les organisateurs dans la cybersécurité du Sommet du G7 à Evian

Publié le mardi 9 juin 2026

Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques mondiales, la présidence française du G7 en 2026 est exposée à de potentielles attaques informatiques. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) apporte donc son soutien aux organisateurs pour la cybersécurité de l’écosystème associé au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement organisé à Evian du lundi 15 au mercredi 17 juin 2026. L’Agence tient également à rappeler les mesures de prévention et de protection à l’ensemble des parties prenantes au Sommet pour se prémunir contre les cybermenaces.

La présidence française du G7 en 2026, et particulièrement le Sommet des chefs d’État et de gouvernement à Evian, représentent une opportunité qui pourrait être exploitée par différents types d’attaquants, aux niveaux de technicité variés. Les grands événements politiques internationaux sont en effet régulièrement la cible d’attaques à des fins d’espionnage qui ciblent les participants en exploitant des thèmes liés au contexte géopolitique dans lesquels se déroulent les réunions. La forte exposition médiatique associée aux Sommets du G7 en font également une opportunité pour des attaques qui visent la déstabilisation d’une part ou simplement l’extorsion de fonds.

Pour faire face à ces menaces et accompagner les organisateurs dans la cybersécurité du Sommet d’Evian, l’ANSSI a travaillé en étroite collaboration avec les différentes structures impliquées dans l’organisation de l’événement, en particulier avec le Secrétariat général de la présidence française du G7 et les ministères de l’Intérieur et de l’Europe et des affaires étrangères.

Pour faire face aux différentes menaces, l’Agence met à disposition de nombreuses ressources. Ainsi, en cas de compromission d’un compte de messagerie, de défiguration d’un site web ou de vol de données, l’ANSSI invite à consulter et à mettre en œuvre les (Ouvre une nouvelle fenêtre) Fiches réflexes - CERT-FR. Elle alerte également sur la possible recrudescence des attaques par « déni de service distribué » ou DDoS (qui visent à rendre inaccessibles les sites web et services en ligne) et invite, pour s’en prémunir, à consulter l’Essentiel sur les (Ouvre une nouvelle fenêtre) Dénis de service distribués (DDoS) | MesServicesCyber.

L’Agence rappelle également les dix règles d’or en matière de sécurité numérique qui offrent une protection vis-à-vis de la majorité des risques numériques qui pèsent sur les usages personnels ou professionnels : (Ouvre une nouvelle fenêtre) 10 règles d’or en matière de sécurité numérique — ANSSI.

Enfin, l’ANSSI met à disposition de nombreuses ressources en cas de crise cyber afin d’assurer la résilience des organisations : (Ouvre une nouvelle fenêtre) Anticiper et gérer une crise cyber — ANSSI.

Qu’est-ce qu’une ingérence numérique étrangère ?

Contenu manifestement inexact ou trompeur, diffusion artificielle et automatisée, implication directe ou indirecte d’un acteur étranger : ce sont les quatre critères sur lesquels s’appuie (Ouvre une nouvelle fenêtre) Viginum, le service d’investigation en sources ouvertes de l’État, pour caractériser une ingérence numérique étrangère.

Pour en savoir plus sur ce sujet, rendez-vous sur : (Ouvre une nouvelle fenêtre) https://www.sgdsn.gouv.fr/viginum

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